1. Accueil
  2. Nouveaux usages
  3. Études
  4. AVC, Alzheimer : les sodas, susceptibles d’affecter notre cerveau

AVC, Alzheimer : les sodas, susceptibles d’affecter notre cerveau

coca
Introduction
Obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires et maintenant démence et AVC. Le bilan s’alourdit au rayon des boissons sucrées.

Publiées simultanément en avril 2017, deux études issues de l’Université de Boston stipulent que la consommation de boissons sucrées ou à base d’édulcorants affecterait la mémoire et multiplierait par trois le risque de contracter une démence ou un accident vasculaire cérébral.

Publiée dans Alzheimer’s & Dementia, la première étude s’est attachée à étudier 4 000 Américains nés de plusieurs générations différentes depuis 1948. Après avoir effectué des tests cognitifs et plusieurs IRM de leur cerveau, les chercheurs ont découvert que les cobayes ayant consommé plus de deux verres de soda ou de boisson sucrée par jour, ou plus de trois sodas sucrés par semaine, montraient des traces de vieillissement prématuré au niveau de l’hippocampe, zone du cerveau indispensable à la mémorisation. La zone étudiée avait en effet considérablement rétréci et affectait par le même biais la mémoire épisodique des individus concernés. Des signes avant-coureurs du développement de la maladie d’Alzheimer.

La deuxième étude, publiée dans Stroke, s’est basée sur un panel de 3 000 Américains âgés de plus de 45 ans et étudiés sur 10 ans. En recherchant une éventuelle corrélation entre sodas, boissons sucrées, démence et AVC, les chercheurs ont découvert que ce n’est pas tant le sucre qui entre en compte dans le développement de ces symptômes, mais plutôt les édulcorants utilisés dans les sodas light ! Consommer un verre de Coca Light quotidiennement, par exemple,  pourrait multiplier par trois les risques de démence et d’AVC. En 10 ans : 97 cas d’AVC et 81 cas de démence, dont 63 cas de maladie d’Alzheimer.

Les résultats sont cependant à pondérer. Il est encore impossible de savoir quelles réactions biologiques entrent en jeu. De même, aucune mesure n’a été prise par les chercheurs pour contrôler les antécédents de diabète parmi les cobayes. Une variable qui pourrait changer la donne puisque la plupart des diabétiques tendent à consommer plus de sodas light que les autres.

Des résultats qui restent toutefois alarmants. Plus question pour les marques de se cacher derrière l’usage d’édulcorants !

 

 

Ajouter votre commentaire