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5 idées reçues sur l’Adblocking

5 idées reçues sur l’Adblocking
Introduction
Au cœur des préoccupations du marché, les adblocks font couler beaucoup d’encre. Eulerian décortique le sujet.

Les adblocks, un phénomène encore limité ?

Pas vraiment : selon PageFair, l’année dernière, il y avait déjà 198 millions d’utilisateurs actifs d’adblocks, avec une hausse de 41% entre 2014 et 2015. Et à ce rythme-là, il est peu probable que la situation se soit améliorée depuis l’année dernière…

Sur mobile, c’est encore pire, avec 419 millions d’utilisateurs qui bloquent les publicités, toujours selon les chiffres de PageFair en mai 2016. Le nombre d’utilisateurs d’adblocks sur mobile a augmenté de 90% entre janvier 2015 et janvier 2016.

15%

Il est donc logique que le phénomène inquiète l’industrie digitale. Les adblocks ont privé l’ensemble des acteurs de la publicité numérique de 21,8 milliards de dollars en 2015, soit 15% des revenus globaux.

Les adblockers : tous les mêmes ?

Sur l’ensemble des adblockers, les internautes peuvent définir une liste personnalisée afin de décider des éléments qu’ils souhaitent bloquer, mais chaque adblocker a une politique qui lui est propre, plus ou moins agressive, ainsi qu’une liste par défaut, plus ou moins restrictive. Ainsi, Adblock et Adblock Plus sont différents de uBlock et uBlock Origin : si les premiers ont tendance à être plus « soft », autorisant quelques acteurs de la publicité qui respectent une charte de bonne conduite, les seconds bloquent une quantité de formats publicitaires beaucoup plus large, pouvant aller jusqu’au blocage des icônes des marques sur les réseaux sociaux.

Un adblock, ça ne bloque que de la pub. Vraiment ?

L’ampleur du phénomène est difficile à mesurer, et les conséquences de celui-ci sont nombreuses : tout le monde se focalise sur la publicité, mais les adblockers bloquent également les tags, les scripts…

Suffit-il de payer pour ne pas être bloqué ?

Certains adblockers proposent aux solutions techniques de payer, tout en respectant certains critères de publicité, pour être exclus des listes par défaut. Ainsi, selon les chiffres de PaigeFair en 2014, 148 sociétés seraient « whitelistées » sur Adblock Plus.

Mais si l’internaute personnalise sa propre liste ou utilise une liste plus restrictive disponible sur internet, la publicité diffusée par ces sociétés sera tout de même bloquée. De plus, certains adblockers refusent tout simplement le paiement de la part des fournisseurs de technologies.

Toutes les campagnes sont-elles impactées de la même façon ?

53%

Tous les segments de population n’ont pas le même comportement face au phénomène adblock. Selon l’étude IPSOS pour l’IAB, 53% des 16-24 ans utilisent un adblock tandis qu’ils ne représentent que 20% des 60 ans et plus. Or, toutes les campagnes publicitaires n’ont pas la même population cible. De plus, tous les pays ne sont pas impactés de la même manière par le phénomène.

Ainsi l’adblocking mobile est beaucoup plus développé en Asie qu’en Europe ou Amérique du Nord, en effet plus de 76% des 419 millions d’utilisateurs qui bloquent la publicité sur mobile sont en Chine, Inde ou Indonésie.

Enfin, le comportement varie d’un site à l’autre.

On trouve 10 fois plus d’internautes utilisant un adblocker sur les sites de jeux vidéo que sur les sites gouvernementaux (PageFair). Ou 4 fois plus sur les réseaux sociaux que sur les sites liés à la santé.

Ainsi, organiser une campagne de publicité digitale pour le lancement d’un jeu vidéo en Chine sera ainsi infiniment plus hasardeux que le media planning du lancement d’une crème anti-ride en Europe…

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