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Les intelligences au cœur de Futur en Seine

Futur en seine
Introduction
Sans être techno-béats, le scénario des 20 prochaines années peut être optimiste… Rendez-vous à Futur en Seine !

A l’occasion de la nouvelle édition de Futur en Seine, le festival mettra les intelligences à l’honneur. « En 2017, on pense Intelligence Artificielle. On ne peut pas passer à côté : nous sommes en train de vivre une sorte de répétition générale de ce qui se passera à l’avenir : nous assistons à la mise en place de ces nouvelles technologies, qui vont continuer à se développer », explique Hélène Allain, responsable de la programmation du Festival. L’occasion de s’y intéresser de près, de s’engager et de se positionner pour devenir acteur de ce qui est en train de se passer !

L’idée n’est pas d’opposer les intelligences artificielles et les intelligences humaines, ni de les confondre.

Eric Scherer, Directeur de la prospective chez France Télévisions et conseiller éditorial de Futur en Seine rappelle que c’est la première fois que l’humanité est confrontée à un tel choc : celui de vivre avec des intelligences qui lui sont extérieures. « Nous avons toujours eu à cœur de mettre ou remettre de l’humain dans la technologie. Cette année nous allons montrer comment vivre avec l’intelligence artificielle : il s’agira d’aborder les modes de co-production, de co-évolution Homme / machine ».

Avancer ensemble, cela permettrait d’augmenter l’être humain, de le libérer pour qu’il puisse vivre autrement, avoir plus de temps et se consacrer à des tâches plus inspirantes. « Depuis 20 ans, on ne parle que d’Internet comme la révolution majeure. Et force est de constater qu’il s’agit d’un moyen d’émancipation très fort… Mais Internet n’a pas résolu les grands problèmes de l’époque, qu’il s’agisse du climat, des crises migratoires ou du chômage. Une révolution radicale comme s’annonce celle de l’I.A. pourrait peut-être permettre de faire mieux ».

Un scénario optimiste qui n’a rien de naïf : nous en sommes pour le moment aux prémices de l’intelligence artificielle, qui reste qualifiée de « faible ». « Elle ne sait pas faire grand-chose aujourd’hui : autant bien la superviser, bien la maîtriser, et bien la partager pour que nous puissions en profiter ».

En ce sens le festival est ouvert à tous, aux professionnels comme au grand public, aux adultes comme aux enfants, aux hommes comme aux femmes. « Nous voulons faire sortir l’I.A. des laboratoires où elle est réservée à des ingénieurs barbus ».

Au programme, plus de vingt conférences sur le sujet. En introduction, une session participative avec Jean-Gabriel Ganascia, expert du sujet. « Les visiteurs pourront lui poser des questions sur ce qu’ils imaginent par rapport à l’intelligence artificielle ». Casser les idées reçues qui font peur et dézinguer les mythes : les festivaliers pourront discuter librement pour un tour d’horizon complet.

Deux autres conférences analyseront l’impact de l’intelligence artificielle sur l’économie : comment investir, dans quels secteurs, quels sont ceux qui bougent en France…

Question éthique, les experts interviendront sur les fameuses « bulles de filtres », qui peuvent biaiser les opinions et enfermer les internautes dans des sphères très précises. Comment les contrer ? Comment reprendre le contrôle de nos données ?

Côté diversité, les équipes du Festival promeuvent une réappropriation de la technologie par l’ensemble des profils : l’intelligence artificielle ne doit pas être l’apanage d’une « sea of dudes », selon l’expression de  Margaret Mitchell, chercheuse chez Microsoft.

Parmi les intervenants pour une plus grande diversité dans l’I.A., nous retrouverons au festival Dipty Chander, ex-étudiante d’Epitech recrutée par Microsoft et vice-présidente d’E-mma, une association visant à promouvoir la mixité dans le domaine du numérique. « Nous respectons la parité hommes-femmes, avec une conférence inaugurale entièrement féminine. Dans un sens plus large, nous incitons à la diversité, qu’il s’agisse des individus ou des structures représentés ».

Nouveau Président oblige, la politique sera aussi au cœur des débats… mais au bon endroit. Comment les élites vont-elles s’emparer du numérique ? Nathalie Loiseau, à la tête de l’ENA prône une éducation où le numérique est clé ; Axelle Tessandier, startupeuse et déléguée nationale d’En Marche souhaite mettre le numérique au cœur de la société ; Amira Yahyaoui a remis  le numérique au cœur du pouvoir citoyen avec son ONG… Se poseront aussi les questions de la valeur du numérique en Europe, par rapport aux Etats-Unis ou à la Chine, et les façons de se positionner pour un futur souhaitable.

Chaque conférence s’inscrira dans le cadre d’une thématique vaste : la santé, l’emploi et les territoires. « Aujourd’hui, les gens se demandent comment ils vivront avec leur corps dans le futur. En parallèle, l’emploi reste la préoccupation n°1 des Français ; et le territoire, au sens large du terme, est mouvant : quartier, ville, pays, monde… Nous voulons poser les questions des intelligences émancipées par le numérique. Par exemple, alors que certains métiers sont devenus très techniques, l’intelligence artificielle va-t-elle humaniser la médecine ? Les médecins pourraient se recentrer sur le patient, laissant à l’intelligence artificielle prendre le pas sur d’autres tâches ».

 Startups et grands groupes auront la parole pour échanger sur des secteurs en pleine mutation : la santé prédictive sera plus intelligente, mais peut-être aussi plus injuste et orientera non seulement la vie des individus, mais leurs assurances, leurs prêts bancaires…

« À cette occasion, Sanofi échangera avec une avocate : sans freiner l’innovation, il faut poser les bonnes questions, et cela passe par la réunion de toutes les parties prenantes ». La question du contexte sera aussi d’importance : un chercheur du MIT viendra exposer son point de vue au carrefour de la tech et du DIY, nécessaire pour adapter intelligemment les technologies médicales au contexte dans les pays en développement.

Pour ce qui est des territoires, Futur en Seine posera la question de savoir comment les intelligences redessinent la carte du monde, et s’interrogera notamment sur la place de l’Europe. Là encore, les profils sont divers : un digital nomade pourra échanger avec Showroomprive. La voiture autonome, sujet brûlant d’actualité, sera également évoquée. La smart city sera abordée au-delà du côté « efficacité » : « une ville intelligente, ce n’est pas forcément pouvoir commander une pizza à 3h du matin avec son portable. C’est résoudre les crises des sans-abris, des migrants, que la technologie doit permettre de mieux intégrer ». La tech peut-elle rendre la ville moins violente ?

Enfin, au cœur des débats sur l’emploi, la question de l’automatisation : l’entreprise sera-t-elle encore humaine en 2050 ? Devra-t-on envisager une co-botisation ? Faudra-t-il repenser les intelligences collectives ? A quel point les intelligences artificielles seront-elles responsables du digital labour et des tâches répétitives ? Si, selon les prévisions, 47% des emplois devraient disparaître, c’est aussi l’occasion de repenser son rapport au temps et au travail. Les experts interviendront sur cette société « post-salariale » qui se met en place.

Un programme réjouissant, qui profitera à tous les âges : la jeunesse est un point important du festival. « Il faut susciter des intérêts et des vocations auprès des plus jeunes pour que le sujet ne reste pas entre les mains d’une poignée d’experts » ! C’est aussi pour cela que l’expérience est l’un des socles de Futur en Seine : les visiteurs pourront tester les dispositifs du biohacker suédois Hannes Sjöblad, essayer un exosquelette, un casque pour contrôler des fonctionnalités par la pensée… avant d’en débattre avec des intervenants internationaux en pointe sur le sujet. « L’intelligence artificielle développe les imaginaires : quels sont les différents types d’augmentation, de son corps, d’une conscience planétaire ? » Car l’avenir de la Terre sera également évoqué : doit-on se concentrer sur la protection des espèces menacées ou se préparer à aller vivre sur Mars ? « Les festivaliers pourront tirer une myriade de fils pour eux-mêmes, pour la société, pour le monde dans lequel nous vivons et celui dans lequel nous vivrons ».

 


Rendez-vous du 8 au 10 juin à la grande halle de la Villette, puis jusqu’au 18 juin dans toute l’Île-de-France !


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