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Annonceurs et influenceurs : comment ça marche ?

Annonceurs et influenceurs : comment ça marche ?
Introduction
A nouveaux usages, nouveaux formats, et nouveaux influenceurs. Comment les comprendre quand on est un annonceur ?

Le 23 mars prochain, la conférence organisée par heaven présentera les pratiques et tendances du marketing de l’influence en 2017.

Car depuis l’apparition des premiers blogs, les créateurs de contenus ont bien changé. « En 2000, on ne parlait pas d’influence, mais de bouche à oreille : nous nous sommes créés sur ce marketing particulier, aidant les marques à prendre conscience que les internautes parlaient à leur sujet, ou sur des thématiques qui les concernaient », explique Arthur Kannas, Directeur de l’agence.

Depuis plus de 15 ans, les équipes d’heaven prennent le pouls de ces créateurs de contenus spontanés. « Aujourd’hui, on s’intéresse aux nouveaux usages de l’influence ».

Nouveaux supports, monétisation… Comment adapter sa stratégie ?

Parmi les évolutions majeures, Arthur Kannas note un changement des supports, qui deviennent plus visuels, mais aussi du mode relationnel, qui devient transactionnel. « Nous sentons une curiosité et un appétit de la part des marques pour recourir à des stratégies avec les influenceurs, beaucoup plus intense que ce qu’on a pu connaître jusqu’à présent ». Cela s’explique par le fait que les influenceurs d’aujourd’hui sont plus visibles que ceux d’il y a 15 ans, mais aussi plus « quantifiables » : nombre de vues, de likes, de followers… Les audiences se précisent, et les marques s’y retrouvent.

Mais pour se lancer dans une stratégie efficace avec les influenceurs, il faut que les annonceurs acceptent de perdre le contrôle sur la production d’un contenu qui les concerne. L’objectif étant d’y donner plus de crédibilité, un côté moins « publicitaire ». « Mais avec la monétisation des publications, ça pose de nouvelles questions… Les internautes ne sont pas dupes ! »

Des influenceurs qui ont changé depuis leur apparition

Si, aux débuts des blogs, les producteurs de contenus partageaient des passions orientées sur des secteurs (jeux vidéo, voyage, mode…), aujourd’hui, leur véritable passion est de s’exprimer sur eux-mêmes…

 Ils deviennent animateurs de leur propre canal de communication : le sujet, c’est eux, au-delà des thématiques qu’ils abordent.

Les nouveaux réseaux voient naître de nouvelles générations. « A chaque nouveau canal, une nouvelle génération d’influenceurs s’installe. C’est d’ailleurs le canal qui favorise leur émergence : YouTube a mis en avant certains créateurs, de même que Twitter ou Instagram… Les plateformes ont tout intérêt à montrer qu’il se passe des choses incroyables chez elles ! En ce sens, ce sont elles qui fabriquent les influenceurs : nous avons interrogé des gens qui n’ont pas compris comment ils sont passés de 10 à 500 000 followers du jour au lendemain ! » Par ailleurs, les influenceurs restent fidèles aux plateformes sur lesquelles ils ont le plus de succès. « Si tu es Instagrammeur, tu n’es pas YouTubeur ».

Enfin, il faut savoir qu’une génération n’efface pas l’autre. Au même titre qu’internet n’a pas tué la télévision, les Twittos n’ont pas tué les blogueurs. « Ils ne sont pas “mesurés” de la même façon, mais ils sont toujours là, et ils sont toujours importants. Pour les annonceurs, la diversité des influenceurs représente autant d’opportunités ». Cette « accumulation » crée une tendance intéressante, en termes de profils : « ceux qui ont commencé à créer du contenu dans les années 2000 le font toujours, et participent au “vieillissement” des influenceurs… D’un autre côté, les nouveaux créateurs de contenus sont de plus en plus jeunes : ils ont accès aux canaux de production très tôt, et participent donc à leur rajeunissement ! »

Comment les marques peuvent-elles travailler avec les influenceurs aujourd’hui ?

Si les annonceurs ont compris qu’ils peuvent (et doivent) travailler avec les producteurs de contenus, il faut encore les accompagner sur certaines questions. Comment mesurer le retour sur investissement des dispositifs ? Comment quantifier l’efficacité d’un programme influenceurs ? Quelle liberté leur laisser ? « Il est important que chaque marque puisse se fixer des objectifs propres pour définir des indicateurs précis ».

La porosité croissante entre social media et influence voit naître de nouveaux modèles économiques. Pour y répondre, il faut considérer les investissements presque comme de l’achat média. « Les influenceurs sont en mutation : les annonceurs doivent trouver des partenaires capables de les guider ».

Et demain… ?

Arthur Kannas et ses équipes imaginent un futur où les influenceurs pourraient être… des bots ! « Il n’est pas compliqué de programmer un bot ultime qui pourrait répertorier toutes les tendances beauté, les partager en ligne, et devenir influent sur le sujet ». Dès lors, cela pose la question de l’essence de l’influence : « est-ce que c’est l’audience ? La conversion ? La conversation ? »

Et puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à vivre de leur activité, faudrait-il les former au métier ?


Pour en savoir plus, inscrivez-vous à la conférence en cliquant ici.

Attention, les places sont limitées !   

Infos pratiques :

  • Jeudi 23 mars 2017
  • 8h45-9h : petit-déjeuner d’accueil / 9h – 10h : conférence / 10h – 10h30 : questions-réponses
  • 25, rue Notre-Dame-des-Victoires 75002 Paris

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