pubchinoise

Et la palme de la pub la plus cynique est attribuée à…

Le 14 mars 2018

AGM, une marque chinoise de smartphones. Dans un condensé d’humour noir de 2 x 1 minute 30, une veuve converse avec son feu mari par le biais d’un téléphone. En toile de fond de la campagne, un clin d’œil ironique à ces technologies qui s’emparent du « business du deuil ».

En quelques secondes, le ton est posé. Un chirurgien sort du bloc opératoire et annonce la triste nouvelle à une femme éplorée : son mari n’a pas survécu à l’opération. Mais pas de panique, apprend-on, sa conscience a été digitalisée et transférée dans un téléphone portable flambant neuf. Tout est bien qui finit bien, ils pourront continuer à converser. Jusqu’à ce qu'un certain nombre de drames ne les séparent.
AGM X2 Floating phone

Sur Twitter, de nombreux internautes ont rapidement réagi en faisant le lien avec la série Black Mirror. Et à juste titre. Dans l’épisode « Be Right Back » de la série, {spoiler alert}, une jeune veuve d’une trentaine d’années découvre une technologie qui lui permet de converser vocalement avec son mari tout juste décédé dans un accident de voiture. Plus que ça, elle lui permet aussi de lui conférer une existence physique en transposant l’intégralité de ses caractéristiques physiques et psychologiques (ton, expressions, tics verbaux, gestuelles…) à l’intérieur d’un humanoïde en silicone.

Dans ces cas de figure, la vie est éternelle mais le deuil impossible. Et le scénario, dramatique, semble inspirer de plus en plus d’initiatives technos, à commencer par l’application coréenne With Me. Conçue pour les familles endeuillées, la plateforme entend soulager la douleur des proches en faisant perdurer l'image du défunt via un avatar en réalité augmentée. Snapchat en somme, mais en plus mortifère.

Même combat pour Terasem, un projet de « cyber-conscience » qui souhaite nous faire accéder à l’immortalité en téléchargeant nos consciences dans d’autres corps. Son premier prototype, BINA48, est une androïde dont l’IA fonctionne grâce aux souvenirs, aux attitudes et aux croyances de ses compatriotes humains.

Bina 48 Meets Bina Rothblatt - Part One
Ces technologies n'en sont qu'à leurs balbutiements, profitons-en pour en rire encore un peu...
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