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Philippe Echaroux illumine l’Amazonie

Philippe Echaroux illumine l’Amazonie
Introduction
Le photographe poursuit ses projections resplendissantes en Amazonie pour alerter sur la déforestation. Sublime.

Philippe Echaroux est un jeune photographe et street artist né à Marseille. Il est le précurseur de ce que l’on appelle le Street-Art 2.0 : la symbiose parfaite entre la poésie de la lumière (projection lumineuse) et  la force des messages exprimés. « J’ai voulu créer ma propre façon de faire du Street-Art, il y a déjà des artistes qui utilisent les bombes de peinture ou les collages de manière extraordinaire, je suis donc parti de l’outil que je maîtrise le mieux en tant que photographe : la lumière », explique-t-il.

Philippe Echaroux, La Havane, 2015

Philippe Echaroux illumine l’Amazonie

Depuis plus de 5 ans, l’artiste révèle au grand public ses projections lumineuses éphémères : Barcelone, Marseille, Paris, La Havane, Val d’Isère, Crans Montana… font partie de ses espaces créatifs, le temps d’une exposition, la nuit. Bâtiment, arbre, pont, façade, lieu d’un drame, sont, entre autres, des supports à avoir été choisis pour refléter ses photographies.

« Quand tu es photographe tu captures la lumière tous les jours. Hop, tu la prends mais tu ne la rends pas, il me semblait essentiel de pouvoir rendre cette lumière de façon à presque pouvoir la toucher », poursuit Philippe Echaroux.

Pour sa dernière série de photos lumineuses, il a choisi de poser son regard en Amazonie. Un travail en réponse à l’appel du chef indien Almir Narayamoga qui voit son territoire menacé par la déforestation et en appelle à l’aide. Le gouvernement a confié à la tribu Suruí une partie du territoire brésilien, charge à ce peuple de replanter et de protéger cette forêt primaire amazonienne : malheureusement, plus de 300 camions de bois coupé illégalement s’échappent chaque jour des terres Suruí. Au printemps 2016, Philippe Echaroux s’est donc rendu sur place et a photographié les visages d’indiens de la tribu Suruí pour projeter leur image sur les arbres de la forêt primaire : un engagement politique et écologique de l’artiste pour le poumon vert de la planète et son histoire.

Cette série The Crying Forest est magique, lumineuse et surtout sans impact sur la nature. Elle fait l’objet d’une exposition aujourd’hui, à la galerie Taglialatella (jusqu’au 15 décembre), à l’occasion du mois de la photographie à Paris. En marge, Philippe Echaroux a réalisé un documentaire sur Almir Narayamoga.

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