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Homme devant un tableau

On a testé le team building au musée du Louvre (et on a déjà envie de recommencer)

Le 11 sept. 2018

Analyser un chef d’œuvre de l’Histoire de l’art avec ses collègues dans l’un des plus beaux musées du monde : c’est là l'étonnante méthode de team building proposée par Les Ateliers du Regard. Une expérience hors du temps que nous avons testée en équipe.

Photo : Les Ateliers du Regard

« Combien d’entre vous n’ont pas mis les pieds au musée du Louvre en 5 ans ? », questionne Stéphane Coviaux en souriant. Historien d’art de métier et spécialiste de la peinture de la Renaissance italienne, il fonde Les Ateliers du Regard en 2011 dans le but de proposer aux entreprises une approche collective et authentique de l’art.

Pour tenter l’expérience, nous le rejoignons un jour de semaine, entre midi et deux, sous la pyramide du Louvre. Nous sommes quatre collègues et ne savons pas trop à quoi nous attendre. 

Anxieux, l’un des membres du groupe admet, à demi-mot, qu’il ne « connait rien à l’art ».

« Et si j’avais l’air bête et inculte ? » 

Nous y avons tous un peu pensé avant d’entrer dans le musée. Mais personne ne nous soumet à de quizz et nous en prenons conscience rapidement. Le stress disparaît.

Réapprendre à prendre le temps

Pratiquement seuls dans le musée, nous marchons sans savoir où nous allons. Stéphane Coviaux, lui sait. Il a choisi un tableau, un seul, et il souhaite seulement nous le faire observer.

Aux Ateliers du Regard, la pédagogie est simple : on ne vient pas pour papillonner d’œuvre en œuvre, on en sélectionne une et on se l’approprie en profondeur. Sur toutes les ailes du musée, Stéphane Coviaux choisit celle des peintres flamands. Nous voilà face à une peinture de Quentin Metsys : « Le Prêteur et sa femme » (1514).

La séance commence et nous avons 3 minutes pour l’observer, sans parler. Interdiction aussi de regarder l'écriteau qui lui est associé.

Après, prévient Stéphane Coviaux, « ce sera à vous de jouer ! »

Quentin Metsys, le prêteur et sa femme

Quentin Metsys, « Le Prêteur et sa femme » (1514)

« Vous n’êtes pas venus ici pour m’écouter parler mais pour exprimer votre perception de l’œuvre et le sens que vous lui attribuez. Vous verrez. Ce tableau, vous vous en souviendrez toute votre vie », promet-il. Les 3 minutes sont passées à la vitesse de la lumière. Vient ensuite le temps de l’analyse et des réactions. On ne connaît encore rien du peintre, rien de sa vie, mais cela n’a pas d’importance. Chacun y va de son commentaire, sur les couleurs, la symétrie, la profondeur de champ, l’expression des personnages. On se sent privilégiés. Une cohésion naturelle s’installe et l’on rebondit sur les remarques des autres avec une facilité déconcertante. Quelques visiteurs s’amassent autour de nous. À l’issue de la séance, on a perdu toute notion du temps. On ne sait plus si l’on a passé 10 minutes ou une heure à se lancer la balle autour de l'oeuvre. 

Une façon de booster l’intelligence collective d’une équipe

« Lors d’un atelier, on vit vraiment sa relation à l’œuvre. Face à elle, se crée une transmission d’expérience, plus qu’une transmission de connaissances. Et c’est très important », souligne l’historien. « Pour les collaborateurs d’une entreprise, c’est une façon de prendre le temps de la réflexion, cela permet de travailler sur des thématiques diverses comme l’attention, l’empowerment ou encore l’intelligence collective ».

Et en effet, face à l’œuvre, nous sommes tous sur un même pied d'égalité. La magie de ce que Stéphane Coviaux appelle « la suspension du jugement » opère. Tout le monde écoute, personne ne juge puisque la finalité de l’exercice est de trouver un sens, ensemble, à ce qui nous est donné de voir. On retrouve ses capacités d’analyse, on réapprend à se concentrer sur une seule chose à la fois, sans jamais perdre le fil de la discussion. On s’étonne de voir à quel point la dynamique d’un groupe est puissante.  « Je n’ai même pas pensé une seule fois à sortir mon téléphone de ma poche », remarque l’un d’entre nous. « Cela crée du lien, du bien-être, un effet de cohésion authentique. Il y a un niveau de profondeur dans la relation à l’œuvre et aux autres qui est inhabituel mais pourtant si simple ! », poursuit l’historien.

Rien de tel pour briser la glace avec votre prochain manager, ou même avec l’un de vos futurs clients. Les Ateliers du Regard s’adressent en effet aussi bien aux collaborateurs d’une entreprise qu’aux clients et à l’entreprise elle-même. À tester donc. Vous allez adorer, c'est certain !

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