Justin Timberlake

Pourquoi Justin Timberlake a craqué pour les Frenchies de la Blogothèque

Le 26 janv. 2018

La star américaine est venue chercher le charme discret des Français qui privilégient le live et l’acoustique pour réaliser le clip de son dernier single à Los Angeles. Christophe Albric, à la tête de la Blogothèque, nous raconte comment l’artiste a troqué la superproduction pour plus d'authenticité.

Le clip vient de sortir. Inattendu. Un  « Say Something » murmuré par Justin Timberlake,  dans son dernier single « Man of the Woods ».

J’ai reçu un mail très laconique de son manager début novembre, lequel disait qu’il voulait tourner avec nous.

Derrière cette production live, un groupe de Français qui se sont frottés à « l’un des plus gros challenges » de leur carrière : réaliser un plan séquence de plus de 6 minutes dans le Bradbury Building, un bâtiment historique de la ville de Los Angeles, et y suivre le chanteur, accompagné de l’artiste Chris Stapleton.

Au téléphone, Christophe Abric a la voix empreinte d’humilité, à l’image de ce que son collectif propose depuis quelques années : « des concerts live à emporter », acoustiques, intimes et sans fioriture où les artistes peuvent exprimer ce qu’ils sont sans concession. C’est d’ailleurs l’authenticité qui se dégage de leur ambiance feutrée qui a plu à Justin Timberlake, nous raconte-t-il : « J’ai reçu un mail très laconique de son manager début novembre, lequel disait qu’il voulait tourner avec nous.».

Justin Timberlake - Say Something (Official Video) ft. Chris Stapleton

Justin Timberlake fait partie d’une machine beaucoup plus grosse, il était entouré en permanence.

« Nous sommes arrivés avec une proposition qui sortait des canons des clip traditionnels, avec un plan séquence et une session enregistrée totalement en live. C’est ce que nous savons faire de mieux et c’est quelque chose que Justin a totalement accepté. Lui et ses équipes ont vraiment joué le jeu, il n’y a pas eu de reprise de son, pas de post-production. », assure-t-il.

Si le collectif avait déjà pu collaborer avec de nombreux artistes internationaux comme Alicia Keys, Bon Iver, Phoenix et Alt-J, l’enjeu ici était tout autre : « En termes d’envergure, nous sommes vraiment au-delà de tout ce que nous avons pu faire auparavant.  Justin Timberlake fait partie d’une machine beaucoup plus grosse, il était entouré en permanence. », poursuit Christophe Abric.

Il faut sortir des clips officiels "trop figés"

Avant et pendant le tournage, tout va très vite. Tout se joue d’ailleurs en 10 jours, période pendant laquelle les équipes repèrent les lieux, pensent le parcours et installent une quantité monstre de micros.  « Tout s’est bien passé, même si je ne vous cache pas que nous étions inquiets au départ ! », confie-t-il. « Nous sommes arrivés avec une idée précise en tête, un live et un long plan séquence. Nous n'étions pas sûr qu'il adhère à ces idées. Au final, lui et ses équipes ont joué le jeu ! »

À quelques jours du tournage, Justin Timberlake réclame même une chorale de 60 personnes que nos Français ont pu trouver main dans la main avec les équipes du chanteur. À la différence de ses collaborations musicales précédentes, la Blogothèque avait cette fois à faire à une campagne promotionnelle mondiale : « Une première pour nous ! Cela fait des années que nous nous battons pour que les maisons de disque délaissent leurs traditionnels « clips officiels » construits autour d’un seul tube. Nous avons voulu bouger les lignes et aujourd’hui, l’accomplissement est double : nous avons réalisé un clip live important et c’est un artiste mondialement connu qui le porte. »

De quoi déverrouiller quelques portes et préparer le terrain pour nouvelles opportunités outre-Atlantique… « Il y a encore beaucoup d’artistes que nous n’avons pas filmés, des artistes plus anciens. Nick Cave, Paul McCartney… j’adorerais pouvoir le faire. Mais pour le moment, nous sommes happés par tout ce qui nous arrive. Le clip vient tout juste de sortir. ». « Le plus drôle dans tout ça ? », se marre Christophe Abric, « c’est que j’ai retrouvé une interview datant de 2011 où je confie que je rêve de filmer Justin Timberlake un jour… »

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