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Des nus surréalistes générés par un réseau de neurones artificiels

peinture générée via une IA
Introduction
Vous aimez les molles de Dali ? Vous apprécierez surement cette série de nus abstraits et bizarroïdes produits par l’IA d’un jeune étudiant de Stanford, Robbie Barrat.

Des aplats de chair informes. Voilà ce qu’une intelligence artificielle, entrainée par un jeune chercheur de Stanford, a obtenu en agrégeant des milliers de nus classiques trouvés sur WikiArt.

Depuis le mois de mars, le jeune diplômé Robbie Barrat abreuve son compte Twitter de toiles étranges, nus mais aussi paysages, lesquelles semblent avoir été peintes par un adepte du surréalisme et de l’abstraction. Mais que l’on pense à Dali ou à Cézanne, on fait de toute façon fausse route puisque c’est un réseau de neurones artificiels ou réseau antagoniste génératif (GAN) qui en est à l’origine.

Afin d’en savoir plus sur la façon dont une IA appréhende l’art, Robbie Barrat a lui-même construit et utilisé un réseau génératif adverse, soit un système composé de deux réseaux de neurones opposés l’un à l’autre (« générateur » et « discriminatoire ») pour accoucher de compositions uniques à partir de tableaux préexistants.

En testant le réseau sur une base de données de paysages peints à l’huile, RAS. Les productions qui en découlent sont certes abstraites mais tout à fait reconnaissables. Lorsqu’il tente l’expérience sur des nus en revanche, le réseau neuronal ne semble même plus vouloir se donner la peine d’essayer. Il se contente de cellules de chair dénuées de traits, de courbes ou de visages. Artistiquement, c’est un peu comme si Dali s’était inspiré des grottes de Lascaux tout en observant une série de cellules en fusion dans un microscope. Pour autant, et bien que totalement déstructurés, les corps font sens et semblent se démarquer du reste de la toile.

« La partie discriminante du GAN n’est pas capable de faire la différence entre les taches de chair et les humains, et une fois que le générateur s’est rendu compte qu’il pouvait continuer à alimenter le réseau discriminatoire de bouts de chair plutôt que de visages, les deux réseaux ont cessé d’apprendre à peindre de façon réaliste. », explique le jeune homme à Vice.

 

Neural Network Written Rap Song

En open source sur GitHub, il dévoile la marche à suivre pour fabriquer un réseau de neurones artificiels et générer de l’art aléatoire à la chaîne. Connu pour le buzz qu’avait provoqué une vidéo où il fait littéralement rapper son IA, Robbie Barrat pourrait bien être en passe d’intéresser les investisseurs de l’Art Tech. Début avril, il annonçait sur Twitter l’acquisition de certaines de ses compositions par SuperRare, une plateforme d’art en ligne fonctionnant grâce à la blockchain.

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