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“Love Your Curves” : quand Zara dérape

“Love Your Curves” : quand Zara dérape
Introduction
Zara subit actuellement les foudres des internautes au sujet de sa campagne « Love Your Curves ». Ce qui dérange ? Un print mettant en scène deux (très) jeunes femmes filiformes. Un paradoxe jugé cynique pour de nombreuses adeptes de la marque.

Le groupe de prêt-à-porter espagnol lançait récemment une nouvelle campagne pour promouvoir sa ligne « Body Curves Jeans », des pantalons censés mettre en valeur les courbes de celles qui les portent. Sur l’un de ses prints, Zara met en scène deux jeunes femmes de dos exposant leurs fessiers pour mieux expliciter le bénéfice produit (logique). Leur morphologie ? Plutôt filiforme. Et jusqu’ici, rien de bien nouveau dans le monde de la mode. Mais le cliché apposé à catchline « Love Your Curves » résonne amèrement.

Love your curves, chérissez vos courbes… Un message qui ne passe pas auprès de ceux qui insistent sur la silhouette très mince des jeunes mannequins. Les réactions ne se font pas attendre : les internautes parlent de cynisme, voire d’insensibilité de la part de Zara.

Si d’autres ne comprennent pas le bad buzz, estimant qu’une chute de reins, chez une femme mince comme chez une femme ronde, reste une chute de reins, la Toile s’enflamme. C’est à Dublin que se situe le point de départ du bad buzz : Muireann O’Connell, présentatrice radio irlandaise tombe sur l’affiche, la prend en photo et la retweete. Le lendemain, le post avait été retweeté des milliers de fois, donnant lieu à de nombreux détournement du print.

Le tollé soulève plusieurs questions quant à la responsabilité de la publicité en matière de standards de perfection mais aussi en termes de santé publique, certains jugeant que les grandes marques de prêt-à-porter poussent au culte de la maigreur et par extension, à l’anorexie. L’année dernière, c’est la marque de prêt-à-porter Supergurl qui avait suscité la polémique en blaguant sur la thématique du viol à l’occasion du Black Friday. En ce qui concerne Zara, la controverse tourne principalement autour du phrasé plutôt que des mannequins en elles-mêmes. À l’ère du body shaming et du « flowsome » (une tendance qui consiste à aimer et à mettre en valeur ce que l’on juge être un défaut), la com’ de Zara tombe à plat…

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