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Quand nos machines nous serviront mieux que personne

Le 13 déc. 2017

Smartphone, iPad, laptop… Nous avons appris à manier ces interfaces sans broncher. Demain, c’est terminé : ce sont elles qui devront s’adapter à nos moindres caprices ! La preuve en 10 tendances.

Imaginez-vous rentrer du travail. Vous agitez la main, la lampe s’allume et clignote pour vous souhaiter la bienvenue. Le haut-parleur commence à jouer de la musique mais ce dernier s’éteint lorsque vous lui jetez un regard exaspéré. Vous vous faites un café mais grimacez parce qu’il est trop amer. La machine vous propose immédiatement d’y ajouter du sucre ou du lait.

Plus de boutons, plus de smartphone pour contrôler nos objets connectés, ce sont eux qui s’adapteront à nos moindres envies et contrariétés du quotidien. Et cela nécessite une remise à niveau complète des technologies et des périphériques avec lesquels nous interagissons tous les jours. Voilà le constat prospectiviste posé par l’Observatoire ConsumerLab d’Ericsson dans le cadre de son 7ème rapport annuel dédié aux 10 grandes tendances de consommation pour 2018 (et au-delà).

 

Et on ne peut qu’acquiescer puisque de nombreux secteurs sont déjà sur le coup : de ces grandes marques hôtelières qui imaginent déjà la chambre d’hôtel du futur (Mariott et Samsung travaillent en ce moment sur un dispositif de chambre intelligente capable de nous offrir des niveaux de contrôle et de personnalisation encore jamais vus) aux compagnies de croisière, comme Princess Cruises qui équipe déjà ses bateaux de milliers de capteurs censés enregistrer nos goûts, nos mouvements et nos préférences en temps-réel.

Le tout au nom de l’expérience client.

Demain, expressions faciales, langage corporel et intonations se grefferont à la voix et au toucher et nous permettront d’interagir avec notre environnement de manière instantanée et intuitive.

Selon Ericsson, 10 tendances se dessinent pour demain :

Marriott International IoT Guestroom

1) Notre corps devient une interface à part entière

 

Selon Ericsson, plus de la moitié des utilisateurs-trices d’assistants vocaux « pensent que nous utiliserons le langage corporel, l’intonation, le toucher et les gestes pour interagir avec la technologie, tout comme nous le faisons avec les gens. » 81% d’entre eux estiment même que les dispositifs d’entrée traditionnels (souris, clavier…) n’existeront plus dans seulement 5 ans. Pour de nombreux répondants, la voiture autonome deviendra également le prochain gadget électronique que nous finirons tous par acheter.

2) L’écoute augmentée

 

Dans un avenir proche, nous pourrions utiliser des écouteurs sans fil toute la journée et même dormir avec.

81% des personnes sondées estiment que les écouteurs qui se rechargent sans fil (de façon à ce qu’ils n’aient jamais à les retirer), seront courants dans 5 ans seulement. Leur fonctionnalité la plus attendue est la traduction en temps réel de toutes les langues (pour 63% des répondants). 52% désirent également bloquer le bruit des ronflements de leur(s) conjoint/proches durant la nuit.

3) Résilience : sommes-nous destinés à rester d’éternels débutants ?

 

Jusqu'à 30% des personnes interrogées affirment que les nouvelles technologies rendent impossible l’actualisation de leurs compétences. Néanmoins, près de la moitié pensent qu’elles rendront l’apprentissage de professions avancées beaucoup plus rapide. Mais pour apprendre et rester constamment à niveau, il faudra savoir faire preuve de résilience : 55% d’entre eux estiment que les mutations technologiques accélèreront le rythme auquel nous devons nous développer et ajuster nos compétences. Près de 46% d'entre eux affirment cependant qu'Internet leur permet de s’ajuster à un rythme plus rapide que jamais.

4) L’IA pourrait nous sauver des fake news

 

« Les consommateurs sont bien conscients que les réseaux sociaux deviennent de plus en plus le théâtre de messages de diffusion standardisés, plus conçus pour diffuser une opinion que pour inviter au dialogue et à la réciprocité. », souligne le rapport.

55% pensent que les politiciens utilisent les réseaux sociaux pour diffuser des messages de propagande.

Face à cette « désillusion sociale », un peu plus de la moitié des internautes pensent que l’IA serait utile pour vérifier des faits et déceler les fake news. Une opinion majoritairement optimiste, n’en déplaise à la futurologue Amy Webb qui croit plus à la propagation des fake news qu’à leur endiguement dans les années qui viennent.

 

5) La pub sera (trop) intelligente

 

En parlant de l'IA, 42% imaginent que les entreprises l’utiliseront pour faire de la publicité intelligente, laquelle saura comment nous « manipuler » et nous persuader d'acheter. A contrario, 6 consommateurs sur 10 s'attendent à pouvoir utiliser l'IA pour comparer des prix, des offres et des fournisseurs différents.

Pour aller plus loin, plus de la moitié des sondés utilisant de la réalité virtuelle ou augmentée pensent que les contenus publicitaires se transformeront eux-mêmes en versions gratuites des produits/services qu'ils promeuvent : « vous pourrez par exemple tomber sur une destination balnéaire dans une publicité en VR et vous rendre compte que vous n'avez plus besoin de vraies vacances. », observe plus loin le rapport.

6) Des échanges gênants et saugrenus avec les machines ?

 

50% se disent effrayés à l’idée de ne pas être capables de faire la différence entre un humain et une machine. Par ailleurs, 1 personne sur 3 dit qu'elle éviterait d'entrer en contact avec des entreprises qui utilisent des robots intelligents dans leur service client. Une défiance inquiétante pour celles qui se sont déjà bien engagées sur cette voie.

Selon Ericsson, le smartphone sera le premier appareil concerné puisque nous utilisons déjà des données biométriques (reconnaissance faciale, empreintes digitales...) pour le déverrouiller : près de la moitié des consommateurs ont déclaré qu'ils seraient effrayés par un smartphone qui surveille constamment leur visage. Et jusqu'à 40% affirment qu'il serait effrayant que leur smartphone détecte quand ils sont heureux, tristes ou s'ennuient et qu'il réponde en conséquence.

7) Une société qui fera la part belle aux loisirs

32% des sondés estiment qu'ils n'ont pas besoin d'un travail pour trouver des choses significatives à faire dans la vie. Les robots peuvent bien leur voler leur job, ils seront heureux ! De plus, près de 4 personnes sur 10 croient que leurs passe-temps peuvent aussi devenir de nouvelles sources de revenus. Selon Ericsson, il est donc plutôt probable que plus de personnes feront face à une situation où le travail et les loisirs deviennent étroitement liés.

49% ont par ailleurs déclaré être intéressés par un revenu de base universel, et 1 personne sur 3 pense qu'il est acceptable de ne pas avoir d'emploi tant que leur situation économique n'est pas affectée.

8) Photos, faux souvenirs et immersion

3 consommateurs sur 4 pensent que prendre des photos lors d'événements importants (mariages, anniversaires...) et les revisiter en réalité virtuelle comme s'ils y étaient invités sera monnaie courante dans seulement cinq ans. 

Ceux qui utilisent actuellement ce type de technologie ou nourrissent un intérêt important pour le domaine désirent à 56% des lentilles de contact avec une fonctionnalité en réalité augmentée ou virtuelle intégrée. Black Mirror vous dites ?

 

Black Mirror - The Entire History Of You

9) L'exploitation des voies aériennes

 

39% des sondés pensent que leur ville est tellement encombrée qu'elle aurait besoin d'un réseau routier aérien destiné aux drones et aux véhicules volants. Même si la possibilité qu'un drone leur tombe sur la tête (à défaut du ciel) est évoquée par 38% d'entre eux.

55% des utilisateurs actuels de VR ou de RA aimeraient également pouvoir bénéficier d'une application intelligente capable de visualiser ces corridors aériens.

De manière générale, 77% pensent que la plupart des détaillants en ligne utiliseront des drones pour minimiser leurs délais de livraison dans seulement 5 ans.

 

10) Une regain d'intérêt pour l'électricité

Selon le rapport, la durabilité des ressources pourrait être l'une des raisons pour lesquelles les consommateurs considèrent l'électricité comme la source d'énergie la plus populaire : 48% pensent même que l'électricité devrait à l'avenir alimenter les avions. Un constat positif pour les constructeurs de voitures électriques !

Face aux smartphones qui ne tiennent pas une journée sans totalement épuiser leur batterie,  71% d'entre eux souhaitent aussi bénéficier d'une batterie longue durée qu'ils n'ont pas besoin de recharger. Le même pourcentage désire des batteries qu'ils peuvent charger complètement en quelques minutes. Une personne sur deux pense enfin que le fait de charger des batteries en utilisant des signaux radio environnants sera démocratisé d'ici trois ans.

 


Méthodologie : Les résultats quantitatifs mentionnés dans le rapport sont basés sur un sondage en ligne réalisé auprès de 5 141 utilisateurs avancés d'Internet, à Johannesburg, Londres, Mexico, Moscou, New York, San Francisco, São Paulo, Shanghai, Sydney et Tokyo. L’étude a été réalisée en octobre 2017.

Les répondants sont âgés de 15 à 69 ans, vivent en milieu urbain avec une moyenne d’utilisation élevée des nouvelles technologies numériques (assistants vocaux intelligents, casques de réalité virtuelle et applications de réalité augmentée).


 

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