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Facebook : des candidats aux législatives épinglés

Le 5 juin 2017

Deux candidats aux élections législatives, ainsi que le mouvement En Marche ! à Istres, ont eu recours à des publications sponsorisées sur Facebook pour faire leur promotion. Une pratique illégale.

Alors que la campagne pour les élections législatives bat son plein (le premier tour aura lieu dans neuf jours), Jean-Pierre Meynet, candidat dans la 5e circonscription du Var et Arnaud Devilliers, candidat dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne, ont été épinglés pour avoir fait leur promotion via des publications Facebook sponsorisées. Le mouvement En marche ! à Istres a usé du même procédé.

Une pratique illégale, comme l’a révélé le projet Arcadie sur son compte Twitter. La Plate-forme de centralisation d'information sur les parlementaires explique qu’« il est interdit d’acheter des liens ou des posts sponsorisés ou du "like" pour faire campagne. »

Jusqu'à 75 000 € d'amende

L’article L52-1 du Code Electoral précise en effet que « pendant les six mois précédant le premier jour du mois d'une élection […], l'utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite. » Le Conseil constitutionnel ajoute que cela « vise notamment l’achat de "bandeaux publicitaires" diffusés par internet. »

Autrement dit, si la publication de posts de campagne sur des plate-formes telles que Facebook ou Twitter est licite, sa publicité, elle, ne l’est pas. « La sanction peut aller jusqu’à l’invalidation du scrutin et 75 000 euros d’amende », a expliqué l’avocat Christophe Pichon au Figaro. Du côté de chez Google, on précise que « les promotions pour des contenus politiques sont autorisées, à condition qu'elles respectent les lois locales. »

Contacté par franceinfo, Jean-Pierre Meynet dit ne pas être au courant de l’illégalité d’une telle pratique : « il pensait avoir trouvé un "moyen économe et opportun" de faire connaître sa candidature. » « Quand je suis sur ma page Facebook, je n’ai pas le terme publicité, il me propose de booster mon post, c’est super attractif quand même », s’est-il défendu à franceinfo.

Le cas Valérie Pécresse

Déjà en 2015, rappelle le Figaro, « Valérie Pécresse avait eu recours aux mêmes pratiques sur Twitter ». Opposée au socialiste Claude Bartolone dans la bataille des élections régionales (qu’elle a fini par remporter), elle aurait publicisé le post suivant :

L’entourage de la candidate s’était alors défendu, invoquant une « erreur individuelle » : « Quelqu’un a pensé bien faire en sponsorisant ce tweet en fin de journée mais dès que nous avons pris connaissance de cette erreur dimanche soir, nous l'avons réparée », a indiqué l’équipe de campagne à Metronews. Alors, étourderie ou infraction consciente de la loi ?

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