Pizza et porno font bon ménage

Pizza et porno font bon ménage
Introduction
Eat24 livre au plus vite ses pizzas mais, pour sa communication, préfère les chemins de traverse. La marque a testé la publicité sur les sites porno et dévoile les retours de sa campagne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.


Eat24
, chaîne de livraison de fast-food en ligne, cherche depuis toujours à communiquer différemment, vraiment différemment. Elle laisse les media traditionnels de côté pour emprunter des chemins moins fréquentés et trouver des stratégies créatives uniques. Et cette fois-ci, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Eat24 a trouvé le bon filon pour se faire remarquer et bien communiquer à moindre coût : le porno.

Cette trouvaille est partie du premier constat que bon nombre de pornstar sont des addicts de la marque et que, sans que la marque n’y soit associée, ces derniers lui font déjà une belle publicité sur les réseaux sociaux. C’est le cas notamment de Tera Patrick, Daisy Lynn, Andy San Dimas et Tara Lynn Foxx pour ne citer qu’elles. Un constat logique, selon Eat24, puisque les travaux physiques vont de pair en général avec un fort appétit; rappelez-vous la campagne d’Alloresto avec Katsuni. Eat24 a donc décidé de surfer sur cette catégorie de gourmandise qui tend à creuser l’estomac de ses acteurs, autant que de ses spectateurs.

 


Cette observation a mis la puce à l’oreille à l’équipe marketing de Eat24 qui a commencé à s’intéresser de près aux sites pornographiques comme outils de communication ; et après quelques observations ce canal s’est avéré une véritable mine d’or. Ces sites génèrent en effet, et selon Eat24, 30% de la totalité du trafic web aux USA et au moment où vous avez fini de lire cette phrase environ 197 806 internautes américains se sont déjà connectés. En outre, la plupart des 100 sites les plus populaires aux USA sont des sites pornos devant des institutions comme Forbes ou encore le Wall Street Journal.

 

Ajoutez à cela le fait que communiquer, aux USA, sur ces sites pour adultes permet de toucher plus de personnes que sur Google, Twitter, Facebook cumulés et ce, pour un dixième du prix ; et que 99% des annonceurs présents sur ces sites proposent du contenu 100% porno, Eat24 n’avait plus aucune raison de reculer. La marque a décidé de se glisser dans cette brèche de 1%, aux côtés des annonces pour pilules magiques, entre autres.

La marque a imaginé une série de visuels qui alliait sentiments de plaisir et gourmandise : des images et des slogans très exhaustifs, parfois même très drôles, qui, sans jamais tomber dans la vulgarité, ont su susciter l’ « appétit » de l’internaute.

 

Les résultats ont été fulgurants : Eat24 précise que cinq fois plus de personnes ont cliqué sur l’annonce placée à côté de la video, plutôt que si elle avait été insérée sur un support classique. Ces bannières publicitaires sur site porno ont été vues trois fois plus que sur Google, Twitter et Facebook réunis. Cette campagne #NoPantsNation a touché des dizaines de milliers d’américains et le marque a vu son nombre de commandes et de téléchargements de son application considérablement augmenter, particulièrement aux heures tardives. Ses espérances sur cette campagne ont été dépassées. Sur la totalité du trafic généré, 90% des internautes se rendaient pour la première fois sur le site eat24hours.com, pour ensuite y revenir. Eat24 estime à quatre fois plus élevé sont taux de fidélisation, par rapport à ses campagnes sur Facebook.


 

Un gros succès, à moindre coût pour Eat24 qui se paie même le luxe de quelques révélations : Chicago est la ville a plus délurée aux Etats-Unis ; les new-yorkais regardent des pornos pendant leur pause déjeuner ; les texans, eux, favorisent l’aube, peut-être pour commencer la journée de bon pied ! Il semblerait également que la livraison en 24h de poupées gonflables soit une idée de génie.

 

De plus les américains, amateurs de porno, s’avèrent de bon clients. Ils commandent en général, pour plus de 90%, des repas complets : entrée, plats, boissons, dessert… et à chaque région sa spécialité culinaire.