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Jack l’Eventreur tweete sa version des faits

Jack l’Eventreur tweete sa version des faits
Introduction
Plus d’un siècle après son premier assassinat présumé, Jack L’Eventreur revient sur les circonstances de l'affaire. Une mise au point historique sur Twitter.

Il y a 125 ans, Jack L’Eventreur, dit The Ripper, commettait son premier crime barbare. Le début d’une saga meurtrière déformée, fantasmée par la presse de l’époque et nos contemporains à travers le cinéma, la musique et les romans littéraires sous couvert de récits historiques. Différentes interprétations qui ont peu à peu déformé la réalité d’une société vivant sous l’égide victorien. 

History Press profite de ce sombre anniversaire pour réaffirmer son expertise historique. Partant du meurtre de Mary Ann Nichols, le 31 août 1888,  la société donne la parole à l’assassin en lui créant un profil imaginaire sur Twitter via @WChapelRealTime. Une démarche dans la lignée de celles opérées par Le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux et 1 Malaysia for Youth (iM4U). Ces deux organismes ont investi les réseaux sociaux pour retracer les évènements de la guerre 14-18 et l’anniversaire de l’Indépendance de la Malaisie. Des occasions données aux jeunes générations de se réapproprier leur histoire.

 

L’initiative Whitechapel Real Time se penche, quant à elle, sur Londres de la fin du 19ème. Grâce au développement des transports et des chemins de fer, la ville connaît à cette époque une grande effervescence et un afflux très important de la population rurale vers la capitale. Les miséreux côtoient les riches et la recrudescence de prostituées, de voleurs, d’ivrognes et de mendiants instaure un climat de peur dans la ville. C’est dans ces conditions que la jeune Mary Ann Nichols a été tuée : la première d’une longue liste de prostituées assassinées à Whitechapel et autant de meurtres attribués à Jack L’Eventreur. L’enquête ne sera jamais résolue contribuant à l’engouement de la presse pour une histoire qui affole tout Londres.

L’initiative Whitechapel Real Time est une occasion de dépeindre la société victorienne de cette année 1888 à travers le prisme de cette série de meurtre.  Elle pose des questions clés sur la ségrégation sociale et le sensationnalisme dans la presse. Le fil Twitter de @WChapelRealTime est alimenté de photos d’époque et donne la parole à des habitants de Londres en 1888 via des tweets, en temps réel : ils expriment leur ressenti sur la manière dont la presse traite l’affaire.