actu_31765_vignette_alaune

Jean & Mélanie de DDB, récompensés au club des DA

Le 12 mai 2016

Mélanie Pennec et Jean Weessa, directeurs artistiques chez DDB Paris, font partie des créatifs récompensés par le Club des Directeurs Artistiques. Ils nous livrent leur vision de la nouvelle créativité publicitaire.

Avec plus de 1 600 entrées, la compétition du Club des Directeurs Artistiques récompense les talents et savoirs des filières artistiques françaises. Mélanie Pennec et Jean Weessa, en team chez DDB Paris, font partie des talents shortlistés.

 

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Mélanie Pennec : Nous nous sommes presque rencontrés à la maternité ! Nous sommes nés au même endroit, à 14 jours d’écart. Mais plus sérieusement, en 2010, chez Publicis. J’avais été embauchée pour être assistante DA, et Jean était déjà en poste. A l’époque, on ne faisait pas de conception… On apprenait le métier, comme des apprentis.

Jean Weessa : On manipulait les outils de manière très opérationnelle. Bien faire les maquettes, bien coller les boards… On nous apprenait vraiment les bases. Et même si on était responsabilisés, à un moment donné, on a eu l’ambition de travailler en team. Mais pour ça, il faut avoir un portfolio, sur lequel on s’est mis à travailler les soirs et les week-ends.

 

Avez-vous adopté un angle en particulier ?

M. P. : Très vite, on s’est rendu compte que le meilleur canal pour nous était le digital. On ne pouvait pas se mettre en concurrence, sur le print, avec des créatifs qui avaient déjà reçu 12 Lions. On a donc repris tous les briefs sur lesquels nous avions travaillés pour les digitaliser. Et c’est comme cela qu’on a commencé à rencontrer des gens.

J. W. : Ca correspondait aussi à un besoin des agences. Nous avons été embauchés chez .V., une petite agence de 70 personnes, comme team digital. Notre expérience venait de nos usages quotidiens, pas d’une formation. Mais assez vite, nous avons voulu faire d’autres choses que du digital pur. Ça a été possible, notamment lors de la fusion avec DDB et de notre passage chez Altmann + Pacreau.

M. P. : Aujourd’hui, de retour chez DDB, on se rend compte que nous avons été chanceux de travailler avec plusieurs DC. Chacun nous a apporté quelque chose.

 

L’année a été riche en récompenses pour votre team…

M. P. : Tous nos projets ont été shortlistés, et on a reçu un prix. Mais on a le sentiment que c’est notre travail au global qui a été apprécié. Nous comprenons mieux les choses : la façon dont pense une publicité doit être simple. La vraie réussite, c’est d’avoir été récompensés pour des sujets très différents. Ça a été une belle année.

J. W. : Nous avons trouvé l’alchimie pour faire des choses qui soient correctes pour le client, pour l’agence et pour le public. Nous avons notre équilibre, qui permet de sortir des produits bien finis. C’est valorisant d’être récompensés au Club des Directeurs Artistiques, surtout quand on voit le nombre de dossiers déposés et la qualité des jurés.

 

Quels conseils pourriez-vous donner à la nouvelle génération de créatifs ?

J. W. : Nous faisons partie de la génération post-crise, celle qui n’a jamais connu les budgets faramineux. La vraie question n’est pas de trouver une super idée, mais une super idée que tu peux produire. Et pour ça, il fait garder à l’esprit toutes les problématiques, et faire preuve d’agilité.

M. P. : C’est assez nouveau dans notre façon de voir les choses. La créativité doit répondre à une équation publicitaire. Ça oblige à trouver des solutions improbables, en interaction avec les équipes commerciales et la production. On s’impose d’avoir une réflexion globale sur les projets.

J. W. : Les plus jeunes ne doivent pas s’enfermer dans une seule discipline. C’est aussi ce qu’ils apprennent à l’école, c’est primordial. Ce n’est plus possible de se revendiquer d’un seul média, y compris du digital.

M. P. : Et cette pluridisciplinarité doit passer par un retour aux bases, à la culture publicitaire. C’est comme ça que l’on peut questionner un brief. Il faut comprendre les marques, réapprendre à penser au média, et ne pas être que dans l’idée.

 

Pensez-vous que le team créatif « traditionnel » ait vocation à durer ?

J. W. : Ce qui est sûr, c’est que le team créatif n’est plus figé. Par exemple, nous sommes deux DA.

M. P. : Mais c’est important d’avoir un partenaire, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le nombre de contenus à produire a énormément augmenté. Ensuite, si tu travailles tout seul, tu t’enfermes dans quelque chose sur lequel tu n’as aucun recul. Et puis c’est un métier pour lequel il faut s’investir, travailler dur. Pour se réinventer, il faut être bien accompagné.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

L'actualité du jour