des jeunes femmes en Californie sur des trottinettes

Alerte job chelou : rechargeur de trottinettes électriques

Le 20 juin 2018

Les startups sont souvent pourvoyeuses de nouveaux boulots : livreur à vélo, chauffeur à temps partiel, apprenti bailleur… Découvrez maintenant celui qui fait fureur aux US : rechargeur de trottinettes !

En France on ne les voit pas encore, mais aux États-Unis, les trottinettes électriques ont envahi les villes ! L’une des entreprises à l’origine de ce boom s’appelle Bird, et a donné naissance à un nouveau genre de travailleurs : les Bird Hunters.

Les trottinettes de Bird ont deux particularités : elles sont alimentées par des batteries électriques et n’ont pas de bornes dédiées. Ainsi, les utilisateurs et utilisatrices peuvent les laisser où ils veulent lorsqu’ils n’en ont plus besoin, sans prendre la peine de vadrouiller pendant des heures.
Le hic, c’est qu’il faut bien recharger les batteries ! Et c’est ici que les Bird Hunters entrent en scène. Comme l’explique The Atlantic, ils sont de plus en plus nombreux. Leur job ? Récupérer les trottinettes abandonnées çà et là afin de les déposer aux bornes de chargement – en général, pour la nuit.

Le processus pour devenir Bird Hunter est relativement simple : pas de diplômes ni d’expérience requis, mais un simple formulaire à remplir : nom, prénom, adresse, RIB… Basique de chez basique.

Une fois que votre candidature est acceptée, la chasse aux trottinettes sauvages peut commencer – certains Bird Hunters n’hésitent d’ailleurs pas à comparer la pratique à Pokémon Go rémunération en plus (chaque trottinette chargée pouvant rapporter entre 5$ et 20$ selon la difficulté de localisation, certaines finissant parfois leurs courses dans un buisson ou un ravin). La traque se fait via une application.
Apparemment, la tendance fait fureur dans les lycées, et nombreux sont les ados qui se laissent tenter par l’occasion de se faire un peu d’argent de poche.

Mais attention à la concurrence : dans certaines zones, la guerre fait rage entre hunters. « Une fois, j’ai repéré une trottinette 10 secondes avant un autre mec », confie un adepte de la pratique à The Atlantic. « Il a commencé à me crier dessus ! Il a attrapé une autre trottinette et a frappé ma voiture avec ». Ambiance…

Au-delà de l’anecdote, la tendance est symptomatique du phénomène startup : on arrive sur un territoire totalement inadapté à un usage (l’utilisation de véhicules électriques en libre-service), et on pense ensuite au moyen de faire fonctionner le système.

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