Cachez-moi ce .e que je ne saurais voir

Cachez-moi ce .e que je ne saurais voir

Raphaël Einthoven ouvrait le tir le 26 septembre dernier dans sa chronique matinale sur Europe 1 : « L’écriture inclusive est une agression de la syntaxe par l’égalitarisme, un peu comme une lacération de la Joconde mais avec un couteau issu du commerce équitable ». « Je suis totalement contre, pour moi c’est un mélange de crétinisme et de totalitarisme » surenchérissait Pascal Bruckner le 22 octobre sur France 5 dans C politique. L’Académie Française voudrait aussi que cela cesse, et s’est fendue d’une « solennelle mise en garde », adoptée à l’unanimité de ses membres, s’inquiétant d’une « confusion qui confine à l’illisibilité ». Et pendant ce temps là, la chaine TV5 Monde signe « la convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe », lancée depuis 2015 par le HCE (Haut conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes). On salue l’initiative… Parce que oui, les mots et la langue forgent notre représentation du monde, et que les #metoo et #balancetonporc nous ont montré que celui-ci n’était pas toujours beau à voir question rapport des genres… Alors oui, donner un peu d’attention à l’autre sexe – à l’écrit comme à l’oral – ne peut pas nous faire de mal.