monomania

Pourquoi tous les nouveaux concepts food font du mono-produit ?

Le 30 mars 2018

Une pâtisserie réservée aux éclairs, un bar à chantilly, un restaurant de mozza… Le mono-produit joue la star dans les vitrines et en cuisine. La rédaction et Logic Design vous expliquent pourquoi ça marche.

Commençons par un cocorico à gorge déployée : la monomania gourmande est made in France ! Sans parler de ses produits régionaux qui ne font pas vraiment du mono-produit une tendance, c’est sa législation qui a créé un terrain propice au développement du mono-concept.

A l’aube de 2010, la TVA des restaurants chute à 5,5 % et les nouvelles tables poussent comme des champignons… jusqu’à saturer le marché. Pour se faire une place au soleil, les dernier·e·s arrivé·e·s décident alors de se démarquer de la concurrence en surfant sur notre goût du meilleur. Dans le courant de la tendance (médiatisée par My Little Paris) qui nous incite à élire « le meilleur éclair de Paris, le meilleur burger, la meilleure baguette… », certains et certaines font le pari de l’hypersegmentation. Et ça marche.

Lancé en 2012, le bien nommé L’Éclair de génie frôle aujourd’hui la trentaine d’enseignes à travers le monde. Ladurée n’aura jamais autant surfé sur son macaron, et les bars à jus / gaufres / pancakes / fromages… se multiplient dans les capitales.
Alors que les consommateurs et consommatrices se détournent des grandes-surfaces pour repeupler les échoppes artisanales (boulangerie, boucherie, poissonnerie, primeur…), le fait de se rendre dans une boutique spécialisée dans le miel ou la brioche trouve son sens et devient in. A contre-courant de la défiance envers les marques alimentaires, le concept du mono-produit nous donne l’impression d’acheter uniquement la spécialité du ou de la chef·fe, de mettre son palais (et sa santé) entre les mains d’expert·e·s.

Mais la monomania ne doit pas empêcher les enseignes de se renouveler. Pour éviter de lasser leurs client·e·s, elles conçoivent ainsi des collections éphémères, créent des événements ou font évoluer leurs recettes en fonction des produits de saison. Le monoproduit devient alors un concept non pas figé mais propice à la créativité, pour le plus grand bonheur des réseaux sociaux #foodporn.

Commentaires
  • Au contraire, merci à l'ADN et Logic Design de participer à la valorisation d'un système orthographique plus juste. Et si peu dérangeant lorsqu'il est utilisé comme ici à bon escient et juste dose

  • Sauver l'égalité avant l'orthographe... Croire une seule seconde que l'écriture inclusive est une avancée pour l'égalité est selon moi très naïf. Mettre des femmes à des postes à responsabilités, proposer des solutions de garde d'enfants dans les entreprises, l'égalité des salaires à postes égaux... Ou encore le prise en charge du harcèlement sexuel dans le milieu de la publicité. Voilà des combats. Mettre des points partout ne change en rien le quotidien des femmes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

L'actualité du jour