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LEGO se fait casser les briques

LEGO se fait casser les briques

Greenpeace exhorte LEGO de cesser d’être le jouet de Shell. Un non-sens pour une marque qui œuvre en faveur du développement durable, estime l’ONG. Le CEO de LEGO livre sa réponse.

GREENPEACE LEGO and SHELL from Matthew Day on Vimeo.

Dans sa lutte acharnée contre le pollueur Shell et ses projets de forage en Arctique, Greenpeace s’attaque à LEGO : à défaut de faire plier le groupe pétrolier, l’organisme commence à s’attaquer à ses partenaires. Dans une video publiée le 8 juillet, Greenpeace met en scène des constructions LEGO, ainsi que ses personnages, en Arctique. Un tableau bon enfant troublé par l’arrivée des engins Shell : un vague de fuel dévaste tout sur son passage. Les images sont accompagnées de la musique du film LEGO, Everything is awsesome (tout est génial), jouée lentement pour donner plus de sens au propos.

Un film d’animation qui traduit les relations commerciales entre Shell et LEGO depuis de longues années. Ainsi depuis 1999, selon Greenpeace, Shell utilise LEGO en apposant son logo sur certaines boîtes de jeux du groupe pour profiter des valeurs familiales fortes de la marque. Sur 2012-2013, l’équivalent publicitaire de ce partenariat est estimé à 116 millions de dollars pour la compagnie pétrolière. LEGO profite également de ce partenariat puisque ces dernières années, 16 millions de boîtes de jeux LEGO à l’effigie de Shell ont été vendues dans les stations-services du monde entier.

Un non-sens pour Greenpeace qui rappelle que LEGO s’efforce de réduire son impact sur le climat et l’environnement : investissements dans un parc éolien offshore de 77 turbines, volonté d’être totalement alimenté par des sources d’énergie renouvelable d’ici à 2020... Le groupe a travaillé pour diminuer son importante consommation de papier et de carton au cours des dernières années, et 100 % de ses emballages bénéficieront d’une certification environnementale à l’horizon 2015.

Conclusion l’ONG Greenpeace est triste, triste par qu’il adore la petite brique et surtout parce qu’au final, LEGO passe son temps à reconstruire ce que Shell détruit. «Nous n’appelons pas à un boycott de LEGO. Car nous sommes nous-mêmes des fans de ces minifigurines et de leurs infinies possibilités de création. Nous aimons donc LEGO, mais nous haïssons la menace que représentent les forages pétroliers en Arctique. Oui, les LEGOS sont des figurines fabriquées à partir de plastique, donc de pétrole. Mais LEGO s’est déjà engagé à remplacer ce pétrole par une alternative durable à l’horizon 2030. »

Greenpeace espère, avec l’appui des internautes qui signeront la pétition en ligne, que LEGO renoncera à son partenariat avec Shell. En une semaine, ce sont plus de 230 000 emails qui ont été envoyés, du monde entier, au groupe LEGO.

LEGO a dans un premier temps répondu à Greenpeace par un tweet : la marque insiste sur le fait qu’elle ne souhaite pas être instrumentalisée dans quelque dispute que ce soit.

 


Dans un communiqué de presse, Jørgen Vig Knudstorp, CEO du groupe LEGO, donne son opinion sur la campagne menée : « La campagne menée par Greenpeace est axée sur la façon dont Shell travaille dans une région du monde en particulier. Nous sommes convaincus que ce problème doit être réglé entre Shell et Greenpeace. Nous sommes profondément attristés lorsque la marque LEGO est utilisée comme instrument dans un différend entre organisations. »

Ce à quoi Greenpeace a répondu : «Nous aussi, nous sommes tristes. Oui, nous sommes tristes de constater qu’une marque aussi populaire que LEGO soit instrumentalisée par Shell, avec l’aval de son PDG, pour aider la compagnie pétrolière à améliorer son image. »

Entre temps une rébellion des minifigurines s’est organisée à travers le monde. De nombreux internautes soutiennent Greenpeace et entrent en LEGOlution.






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