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22 juillet 2014
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Victimes de la mode

DANS LE MONDE
Victimes de la mode

L'artiste Yolanda Dominguez a détourné la catastrophe industrielle du Bengladesh pour responsabiliser les marques, les media et les consommateurs. Une guerilla marketing très forte.

Mardi 28 mai, la semaine dernière, la Gran Vía de Madrid a été le théâtre d’une opération coup de poing organisée par Yolanda Dominguez, artiste pluridisciplinaire. Pendant une vingtaine de minutes, à proximité des boutiques Mango, Zara et H&M Wizard, des actrices ont joué un rôle morbide, étendues sur le sol, un pan de bitume leur écrasant le poitrail.

Un dispositif dramatique, baptisé Fashion Victims, qui s’inspire des évènements du 24 avril à Dacca. Travaillant dans des conditions déplorables, 1 000 personnes sont mortes et plus de 2 400 ont été grièvement blessées suite à l’effondrement d'un immeuble du secteur textile où elles travaillaient. Un drame qui pointe du doigt la responsabilité des marques occidentales qui s'approvisionnent auprès de ces fabricants et la responsabilité des consommateurs dans leur acte d’achat.

Bangladesh, Cambodge, Chine... ce type de tragédie causée par le monde du textile ne cesse de se produire. Des milliers de travailleurs asservis subissent les graves conséquences d’une consommation excessive. D'où cette initiative.

Les actrices du dispositif, imaginé par  Yolanda Dominguez, servaient de représentations à ces blogueurs modes, à ces célébrités (payées pour porter des vêtements dans des lieux publics ou des évènements) et autres fashionistas, qui font en général le lien entre une marque et le consommateur. Ils ne peuvent plus ignorer les faits, tout comme les consommateurs qui doivent s’engager dans un comportement d’achat plus responsable. Dans le film créé à cette occasion on peut entendre crier "Olivia! Ines! Donatella!! Pleeease", tout commes ces photographes qui interpellent Olivia Palermo, Ines de la Fresange, Donatella Versace... et bien d'autres à la Fashion Week de Paris.













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