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Les concepteurs rédacteurs face à l’intelligence artificielle

Les concepteurs rédacteurs face à l’intelligence artificielle

Camilla Kemp, COO chez M&C Saatchi confiait avant-hier qu’avec l'IA « on pourrait ne plus avoir besoin de concepteur rédacteur ». Reconnue pour une écriture toujours plus qualitative, l’IA peut-elle réellement se substituer aux rédacteurs ?

Les robots vont voler nos jobs ! Le sujet a fait couler beaucoup d’encre, chiffres à l’appui. En octobre 2014, le cabinet Roland-Berger estimait déjà à 3 millions le nombre d’emplois menacés par l’automatisation des tâches en France d’ici à 2025. Les métiers créatifs ne semblent pas écartés, notamment celui de concepteur rédacteur.

Du moins c’est le sentiment de Camilla Kemp, COO de M&C Saatchi qui, après avoir essayé l’affichage avec intelligence artificielle à Londres, est restée bluffée : « Mon Dieu. Si le niveau de sophistication derrière cet affichage décolle, nous pourrions ne plus avoir de concepteur-rédacteur. Cet ordinateur très intelligent comprend ce qu’il faut dire et même à qui le dire » confiait-elle à Business Insider.

 

Comment ça marche ?

 

Les intelligences artificielles telles que Quill sont également appelées des plates-formes de « génération de langage naturel » souvent réduites à l’acronyme NLG (Natural Language Generation). Si elles peuvent transformer des données brutes en texte, elles ont également la possibilité d’intégrer d’autres types de contraintes : les objectifs de communication, le thème et l’angle choisis, le style ou le ton que vous préférez. En d’autres termes, tout le travail humain de veille, de mise en exergue d’informations, de hiérarchisations de faits prioritaires… est automatisé jusqu’à la restitution du style donné. Inutile d’épiloguer : aucun homme ne peut rivaliser avec la vitesse d’analyse et de production d’un robot.

Pour preuve, un robot comme Dreamwriter (développé par le géant chinois des réseaux sociaux et des jeux vidéo Tencent) doté d’intelligence artificielle a prouvé lors d’une démonstration sa capacité à écrire un papier de 900 mots en 60 secondes sur une information financière. Un écrivain de rêve pour sa productivité : il n’a pas de vacances, ne dort pas, ne manque jamais les dates de rendus et le coût moyen d’un article est estimé à $7. Imbattable. Et à en croire les journalistes chinois, il est impossible de déceler la différence entre un « article robotique » et un article écrit d’une main humaine.

 

Derrière la menace, de nouveaux associés 

 

On comprend mieux l’angoisse de certains rédacteurs… En revanche, si ce phénomène est envisagé sous un angle collaboratif, le rapport de forces change. En utilisant ces plates-formes, les journalistes peuvent déléguer des analyses répétitives pour se pencher sur des analyses plus enrichies, plus stratégiques, pour lesquelles la valeur personnelle et professionnelle est plus pointue. Pour Kristian Hammond, directeur de Narrative Science (société qui a développé Quill) « dans quinze ans, 90 % des informations seront rédigées par des robots. Cela ne veut pas dire que 90 % des journalistes seront au chômage ».

En collaborant avec les robots, les rédactions accepteraient donc de laisser la main sur le volume de contenus pour se concentrer sur 10 % de l’information extrêmement qualitative. Plus de temps pour travailler sur des informations à haute valeur ajoutée, le contrat semble juste et pourrait s’appliquer au métier de concepteur rédacteur amenés à rédiger toujours plus de contenus avec l’explosion des points de contacts et du volume de contenus…

 

Si vous êtes sceptique sur le potentiel de ces intelligences artificielles, vous pouvez passer le test « Did a Human or a Computer Write This? » qui vous propose de reconnaître si les textes présentés sont le fruit du travail d’un homme ou celui d’une machine. Faire un sans-faute s’avère difficile… Que la plume soit avec vous !

 

©Tommo, Paul-III.a dessinant Patrick Tresset

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