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Et si on appliquait le Growth Hacking pour favoriser la parité ?

Et si on appliquait le Growth Hacking pour favoriser la parité ?

A quand une déclinaison au féminin des métiers d'entrepreneurs, d'ingénieurs ou de développeurs ? Dominique Danaë, Directrice de la communication de Microsoft France, invite les femmes à s'emparer des codes du growth hacking et à inspirer les plus jeunes.

Alors que les femmes journalistes doivent encore se battre contre le machisme en politique, et que le harcèlement de rue à l’égard du sexe dit « faible » fait l’actualité, l’opportunité du numérique est presque absente des conversations sur la condition féminine de notre époque.

Et pourtant, elles sont nombreuses, les amazones qui ont sauté le pas et créé leur start-up avec succès en France, de 1000 mercis à Leetchi -   pour ne citer que ces deux exemples emblématiques. Un frémissement se fait sentir et prend de l’ampleur, les filles n’ont plus froid aux yeux et inventent leurs propres règles du jeu.

En cela, elles ont parfaitement adopté les codes du numérique qui redistribue les cartes, redonne à voir l’intermédiation et bouscule les modèles établis. En cela, elles sont souvent des growth hackeuses dans l’âme, capables de mixer les disciplines et de faire preuve de créativité au service de leur développement personnel et de la croissance de leurs entreprises. A la tête de leurs entités, elles définissent de nouvelles règles de gouvernance, développent de nouveaux métiers avec leurs start-up pour écrin afin de s’affranchir des préjugés liés au sexisme ambiant.

 

Alors pourquoi cette absence du numérique dans le débat alors qu’il est vecteur d’égalité pour les femmes dans le monde du travail ?

Sans doute parce que les heureuses privilégiées, pionnières dans le domaine restent encore trop souvent l’exception. Les chiffres sont évocateurs : il y a seulement 27% de femmes dans ce secteur, contre 48% pour le reste de l'économie (Syntec Numérique).

Sans doute aussi, les raisons se trouvent-elles, comme souvent, dans l’état d’esprit des femmes qui elles-mêmes semblent se freiner à la (dé)faveur de schémas mentaux pesants.

Et une fois n’est pas coutume, l’exemple américain n’est pas un modèle à suivre en tous points. Un article de la presse économique américaine soulignait ainsi récemment combien la Silicon Valley est « incroyablement masculine et blanche ». Il y aurait, dans ce lieu équivalent au Wall Street iconique des années 80, une forme de fierté à revendiquer un monde où le business circule sans faire avancer la mixité sociale et la mixité tout court, avec 70% d’hommes.

 

Heureusement, les initiatives porteuses de sens et d’espoir se multiplient récemment : toutes les petites filles apprendront bientôt à coder dès la primaire, sans distinction, toutes les collégiennes bénéficieront de tablettes pour apprendre sans complexe à dompter les écrans, quelle que soit leur origine sociale, comme leurs camarades masculins.

De grandes entreprises du numérique défrichent, reconnaissent la richesse de la diversité et la nécessité de contribuer à l’augmentation du nombre de femmes dans leurs rangs : des ingénieures aux développeuses en passant par les dirigeantes.

Elles ont compris depuis plusieurs années que les métiers du numérique sont des métiers d’égalité des chances. Ainsi, Microsoft France développe des programmes sociétaux comme YouthSpark, qui place au cœur de ses enjeux l’employabilité des jeunes, la découverte des métiers du numérique, en développant l’esprit d’entrepreneur.

Cette année, 350 collégiennes des classes de 3ème et 4ème de 11 collèges de Paris et de la région parisienne de Cergy, Les Ulis, Pantin, Fontenay-sous-Bois et Romainville, ont été initiées sur notre Campus d’Issy les Moulineaux à l’apprentissage du code et ont rencontré des professionnelles de l’univers high tech grâce à l’initiative Digigirlz.

Une révolution est en marche, et nous, les femmes de cet univers, quelle que soit notre fonction, avons un devoir d’exemplarité et de partage, pour montrer à toutes et tous qu’avec le numérique, tout est possible. Adoptons les codes du growth hacking qui invite à sortir des silos et chemins tout tracés pour qu’enfin, les fonctions d’entrepreneurs, d’ingénieurs, de développeurs, ou de communicants, se déclinent naturellement au féminin et inspirent les plus jeunes.

 

Dominique Danaë

Directrice de la communication de Microsoft France

@DomDanae 

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